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Vanille de Madagascar
La Culture
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| | GENERALITES BOTANIQUES
La vanille fait partie de la famille des Orchidacée.
Parmi de très nombreuses espèces du genre Vanilla, seules les espèces V.fragrans, V.pompona et V.tahitensis seront le plus généralement reprises en exploitation.
La liane de vanille est composée d'une tige semi-rigide et ferme, de forme cylindrique, de feuilles vertes brillantes et oblongues, de racines terrestres pour son alimentation ainsi que de racines adventives pour s'accrocher à son tuteur afin de croître.
Le vanillier est une plante tropicale et requiert un climat chaud et humide. Il réclame des températures les plus uniformes possibles. Il craint le froid et les fortes chaleurs.
Bien que quelques semaines de sècheresse soient favorables à l’induction florale ainsi qu’à la maturité des gousses, la plante demande des pluies abondantes et régulières. Une hygrométrie élevée est très favorable à sa croissance.
Un ombrage léger offrira des conditions de lumière optimales au développement des plants de vanille.
Par ses besoins en eau abondants, le vanillier pousse bien sur des sols légers et bien drainants.
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A Madagascar, c’est dans la région SAVA que l’on retrouve toutes les conditions idéales à la culture de cette Orchidée. Là-bas, on la retrouve du niveau de la mer jusqu'à 700 m d’altitude. | |
CULTURE
C’est avec des boutures de 1,5 m de long disposées au sol sur 3 à 4 nœuds et redressées ensuite contre le tuteur vivant que l’on réalisera les plantations de vanille dès la fin de la dite saison sèche.
Après la reprise, la croissance est rapide et peut aller jusqu’à 1,2 m/mois.
Dès que la liane le permet, le cultivateur réalisera des 'bouclages' de celle-ci en ramenant délicatement au sol un tronçon de 3 à 4 nœuds préalablement préparés pour cette opération. La partie en contact avec le sol sera recouverte de débris végétaux secs.
Les tuteurs seront taillés régulièrement de manière à conserver un ombrage sur les lianes.
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Ce n’est qu’après la deuxième année de végétation que l’on pourra favoriser une induction florale en pinçant l’apex terminal dit le « cœur » et/ou en provoquant un stress hydrique sur les pieds de vanille par une taille importante des tuteurs.
La floraison ainsi induite on apercevra les boutons floraux 2 à 3 mois plus tard et celle-ci durera généralement deux à trois mois.
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| | Après plusieurs tentatives de fécondations artificielles de la fleur de vanille notamment au jardin botanique de Liège en 1836 puis en France en 1837, c’est Monsieur Edmond Albius, un jeune esclave réunionnais alors âgé de 12 ans, qui découvrit le procédé de fécondation manuel de la vanille encore utilisé de nos jours.
Ainsi, à maturité, les fleurs seront fécondées manuellement une à une à l'aide d'une épine ou d'une aiguille. Une ouvrière expérimentée pourra féconder jusqu’à 1.500 fleurs sur une matinée.
L’inflorescence sera fécondée en entier mais après les coulures régulières, on éliminera les gousses les plus faibles et difformes de manière à conserver un maximum de 8 à 10 gousses par ballais.
Ces avortements viendront au bénéfice des gousses sélectionnées sur l’inflorescence en améliorant leur développement et donc leur qualité finale.
Deux mois suffiront pour que la gousse atteigne sa taille 'adulte' mais il en faudra encore 7 pour développer sa maturité ainsi que ses composants aromatiques.
C’est donc 9 mois plus tard que l'on pourra récolter délicatement la gousse de 'vanille verte' qui nous offrira déjà un parfum particulier.
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Pour obtenir de la vanille de premier choix il est important de récolter les gousses à maturité et idéalement non-fendue.
Aussi, à raison d’un passage par semaine, 10 à 12 passages sont nécessaires pour récolter la vanille verte d’une parcelle.
A Madagascar, on plante la vanille dès octobre, après les deux premières années de croissance, on favorise l’induction florale en juillet-août et les premières fleurs apparaissent en septembre s’étale jusqu’en janvier. On observe très souvent un pic de floraison en novembre. La maturité des gousses est généralement atteinte à partir de mi-juillet de l’année suivante.
Même si l'on observe souvent à Madagascar des vanilleraies de sous-bois, les tuteurs les plus utilisés sont le Gliricidia maculata H.B. et le Jatropha curcas L.
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